Bulusan (Philippines)

drapeau francais.jpgAlors que le Bulusan continue à émettre des nuages de cendre montant jusqu’à 700 mètres au-dessus du sommet, les autorités distribuent des masques aux habitants vivant à proximité du volcan. Le PHILVOCS indique ce matin que 28 séismes d’origine volcanique ont été enregistrés au cours des dernières 24 heures.

Selon les volcanologues philippins, il n’est pas nécessaire d’évacuer les six localités à proximité du Bulusan. Jusqu’à présent, seuls 200 villageois ont été mis en sécurité dans une école primaire. Il est toutefois demandé aux personnes vivant à proximité des rivières d’être vigilantes car il y a un risque de lahars en cas de fortes pluies.

Il est par ailleurs demandé à la population de ne pas dérober les instruments de mesure installés sur les flancs du volcan.

La dernière éruption du Bulusan a eu lieu en 2006. On n’a déploré aucune victime.

 

drapeau anglais.jpgAs Bulusan keeps emitting ash up to 700 metres above its summit, Philippine officials are distributing gas masks to residents living near the volcano PHILVOCS said this morning that it also had recorded 28 volcanic earthquakes during the past 24 hours

Scientists said there was no need yet to evacuate any of the six towns in Bulusan’s vicinity. So far, only about 200 villagers took shelter in an elementary school. However, the people living near valleys and streams are advised to be vigilant against lahars in the event of heavy and continuous rainfall.

Residents are asked not to steal monitoring equipment on the volcano’s slopes.  

Bulusan’s last eruption was in 2006. No one was hurt.

Les paysans du Merapi (Ile de Java / Indonésie)

Dans son édition de dimanche, le Jakarta Post publie un article intéressant qui rejoint ma note intitulée « Merapi mon amour ». L’auteur indique que bon nombre de villageois refusent toujours de quitter leurs fermes sur les pentes du volcan, malgré les injonctions des autorités locales et malgré le risque de se faire anéantir par des nuées ardentes. Ainsi, dans le district de Boyolali, un paysan qui habite à seulement 9 km du Merapi  déclare que sa femme et lui quittent le camp de réfugiés chaque matin pour aller nourrir leurs cinq vaches. Au début, ils payaient quelqu’un 5 dollars par jour pour s’occuper de leur bétail ; maintenant c’est impossible car ils n’ont plus d’argent et ils doivent effectuer cette tâche eux-mêmes.

La police fait remarquer que les autorités locales font tout leur possible pour essayer de convaincre ces villageois de quitter leurs fermes et de se mettre en sécurité dans les camps. Un policier déclare : « Il est de notre responsabilité d’assurer la sécurité mais, honnêtement, nous ne pouvons rien faire s’ils insistent pour rester ». Un autre ajoute : « Ceux qui refusent de fuir le font toujours pour les mêmes raisons ; ils ont peur que quelqu’un volent leurs vaches ou leurs biens dans leurs maisons ».

On a vu que la police et l’armée avaient procédé il y a quelques jours à des évacuations par la force dans des cas d’urgence extrême, mais c’est exceptionnel. En général, c’est le comportement que l’article vient de décrire qui prévaut au moment d’une éruption en Indonésie.  

++++++++++

Outre les villageois qui refusent de quitter leurs fermes, les « thrill-seekers » – autrement dit les amateurs de sensations fortes – sont un autre problème pour la police. Ce week-end, des centaines de personnes sont entrées dans la zone de sécurité mise en place autour du volcan en dépit des grondements et des nuages de cendre émis par ce dernier.
Il est très étonnant de lire dans le journal que la police « n’avait pas d’argument légal pour les en empêcher car la loi martiale n’a pas encore été décrétée » !  Toutes les excuses possibles sont données par ces personnes inconscientes. Ainsi, certaines prétendent avoir besoin de se rendre sur le campus de l’Université islamique d’Indonésie pour récupérer qui un diplôme, qui des archives, qui un ordinateur… !

++++++++++

Beaucoup de gens quittent Yogyakarta (à une trentaine de kilomètres du Merapi) qui a été mise en état d’alerte car on craint que des coulées pyroclastiques ou des lahars viennent s’engouffrer dans le lit de la rivière Code qui traverse la ville. A cause des nombreux vols annulés hier dimanche, les gens qui fuyaient la ville s’entassaient dans les bus et les trains.

L’aéroport de Djakarta est à nouveau opérationnel aujourd’hui et le retour à la normale se fait progressivement.

Merapi (Ile de Java / Indonésie)

drapeau francais.jpgLe Merapi reste très actif avec des nuages de cendre qui montaient encore jusqu’à 8 km de hauteur hier. Toutefois, il n’est pas fait état de nuées ardentes meurtrières. Il semble que le danger le plus important soit les lahars en cas de fortes pluies, en particulier le long de la rivière Code qui traverse Yogyakarta.

Ce qui inquièrte la presse aujourd’hui, ce n’est pas l’activité du Merapi ou la situation dans les camps de réfugiés; c’est de savoir si l’avion du Président Obama pourra se poser à Djakarta mardi…!

Ci-dessous une nouvelle carte montrant l’étendue des émissions de SO2. On remarquera une nette réduction par rapport à la dernière carte.

 

drapeau anglais.jpgMount Merapi is still quite active with ash clouds rising up to 8 km yesterday. However, there is no report this morning of deadly pyroclastic flows. It seems the greatest danger lies with the lahars that could be triggered by heavy rains especially along the Code River that crosses Yogyakarta.

Today, the press is not anxious about volcanic activity on Mount Merapi or the living conditions in the camps; journalists just wonder whether President Obama’s plane will be able to land in Jakarta on Tuesday…!

Here is another map showing the extent of SO2 emissions. One can notice a decrease compared with the pervious map.

SO2-Merapi-7-nov.jpg

Planchón-Peteroa (frontière Chili-Argentine)

drapeau francais.jpgL’activité des autres volcans de la planète semble bien réduite à côté de ce qui se passe actuellement sur le Merapi ! A la frontière entre le Chili et l’Argentine, l’activité sismique sur le  Planchón-Peteroa avait nettement baissé à la fin du mois d’octobre. Des observations faites à partir d’une caméra ont montré que la couleur du panache a viré du gris au blanc vers la mi-octobre. Ce panache montait moins haut et sa hauteur ne dépassait pas 200 mètres au-dessus du cratère. Ces observations au sol ont ensuite été confirmées par les images satellites. Le 27 octobre, le niveau d’alerte à été ramené à 3.

Source : SERNAGEOMIN.

 

drapeau anglais.jpgThe activity of the other volcanoes seems very low compared with the current situation on Mount Merapi. On the border between Chile and Argentina, seismic activity from Planchón-Peteroa was low by the end of October. Observations based on images from a camera showed that plume colour had changed from grey to white by mid-October. The plume was smaller, with heights of less than 200 metres above the crater. Satellite imagery confirmed the ground-based observations. On October 27th, the alert level was lowered to 3.

Source: SERNAGEOMIN.