Grimsvötn (Vatnajökull / Islande)

drapeau francais.jpg21h 20 (heure française): Un essaim sismique est en cours sur le Vatnajökull au niveau de Grimsfjall. Les événements ont des magnitudes de M 2 à M 3 en moyenne et se situent à faible profondeur. Selon la presse locale, il semblerait qu’un événement éruptif soit imminent.

23 heures : Il se confirme qu’une éruption a débuté dans le secteur du Grimsvötn sur le glacier Vatnajokull. Le panache éruptif est visible depuis plusieurs endroits du sud de l’île.

Le Grimsvötn est un important volcan qui se cache sous la glace du Vatnajökull. Il entre en éruption assez régulièrement. Sa dernière colère remonte à 2004. A l’époque, il a été demandé à l’aviation d’éviter la zone, mais aucune perturbation aérienne majeure n’a été observée. L’éruption de 2004 et celle d’avant, en 1998, ont duré environ une semaine.

Il faut s’attendre à ce qu’un lahar (joklahlaup en islandais) apparaisse dans la journée de demain, une fois que l’eau de fonte du glacier aura pu se libérer de la pression exercée par ce dernier. De tels phénomènes sont fréquents quand le Grimsvötn entre en éruption et les infrastructures du sud de l’Islande sont conçues pour y faire face.

Source: Iceland Review.

 

drapeau anglais.jpg21:20 (French time): A seismic swarm is going on on Vatnajökull in the Grimsfjall area. The events have magnitudes ranging from M 2 to M3, on average and are quite shallow. According to the Icelandic press, an eruptive event might be about to occur.

23:00: It is now confirmed that an eruption has started in Grímsvötn in Vatnajökull Glacier. The eruptive plume can be seen from several places in southern Iceland.

Grimsvötn is a large volcano buried under glacial ice. It erupts regularly, the last time in 2004. At the time, aviation was directed away from the ash; but there was no major disruption. That eruption and the one in 1998 both lasted around a week.

A lahar (joklahlaup in Icelandic) is expected some time tomorrow, when the pressure of the melted water literally lifts the glacier to release a huge and sudden flood. Such events are usual when Grimsvötn erupts and south Iceland infrastructure is built to cope with it.  

Source: Iceland Review.

Il y a 92 ans, le Kelut (Indonésie)…

Si le 18 mai marquait le 31ème anniversaire du début de l’éruption du Mont St Helens, la journée d’hier, 20 mai, nous rappelait que ce jour-là en 1919, le Kelut entrait dans une phase éruptive particulièrement meurtrière puisque 5160 personnes ont trouvé la mort pendant cet événement, contre une soixantaine seulement pendant l’éruption du St Helens.

Le Kelut – Gunung Kelut en indonésien – est sans aucun doute l’un des volcans les plus redoutables d’Indonésie, voire du monde, bien que sa taille (1730 mètres d’altitude) soit relativement modeste. Situé à 90 kilomètres de Surabaya, ses éruptions sont en général brèves mais extrêmement violentes et destructrices. Elles commencent en général par l’expulsion de l’eau du lac qui emplit le cratère, ce qui produit inévitablement des coulées de boue. On estime qu’au cours des six derniers siècles il est entré au moins trente fois en éruption et a été responsable de la mort de quelque 15 000 personnes.  

L’éruption de 1919 compte parmi les plus meurtrières des temps historiques et elle se déroule selon un scénario bien connu des volcanologues. Le monstre se réveille brutalement pendant la nuit du 19 au 20 mai. Le magma visqueux issu des profondeurs entre en contact avec l’eau du lac, ce qui produit immédiatement une activité phréatomagmatique. Le Kelut expulse hors de son cratère la plus grande partie de l’eau qui s’y trouve. Elle est estimée à 38 millions de mètres cubes. Les lahars qui se forment alors dévalent à vive allure le flanc du volcan. Ils parcourent près de quarante kilomètres en moins d’une heure. La boue va recouvrir 30 km2 de terres cultivées et 9000 maisons, de sorte que 104 villages sont rayés de la carte. Le phénomène est bref mais le bilan est terrible : 5160 personnes trouvent la mort pendant l’éruption. Le panache, formé par l’activité phréatomagmatique est suivi de retombées de cendres observées aussi bien à Bandung, à 500 kilomètres à l’ouest, qu’à Bali, à 300 kilomètres à l’est.

Cette catastrophe a au moins deux conséquences positives.

D’une part, elle fait prendre conscience aux autorités indonésiennes de la nécessité de créer un observatoire volcanologique national. C’est ainsi qu’apparaît le Volcanological Survey of Indonesia (V.S.I.).

D’autre part, afin d’éviter que le lac de cratère soit la source de lahars dévastateurs à chaque éruption, il est décidé de mettre en place un système de drainage qui permettra une vidange permanente du lac.  

Les années qui ont suivi la mise en place du système de vidange du lac ont montré qu’il est très efficace et permet d’éviter d’autres catastrophes.

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(Avec l’aimable autorisation de Wikipedia)

Telica (Nicaragua)

drapeau francais.jpgAprès quelques années de calme relatif, le Telica semble avoir repris goût à la vie. Le volcan est à nouveau en éruption depuis quelques jours et il émet des panaches de cendre pouvant atteindre 1000 mètres de hauteur (voir le lien ci-dessous pour obtenir une vidéo de l’activité). Depuis le 9 mai, l’institut sismologique INETER a enregistré 59 secousses dans la région.

Ce regain d’activité a entraîné l’évacuation de quelque 500 ouvriers qui travaillaient dans une centrale géothermique à proximité du volcan alors que des retombées de cendre étaient observées dans les champs et sur les toits des fermes de la province de Leon, toute proche du Telica.  

La Protection Civile est prête à évacuer 3703 familles qui vivent dans la région autour du volcan.

http://www.ntn24news.com/latinamericanews/51911-nicaraguan-volcano-explodes-spewing-gas-and-ash

 

drapeau anglais.jpgAfter a few years of relative quiescence, Telica seems to have come back to life. The volcano erupted over the last few days, producing small ash plumes that reached up to 1,000 metres above the crater (see video link here below). Since May 9th, the seismological institute – INETER – has recorded 59 seismic shocks in the area.

This renewed activity prompted the evacuation of 500 workers from a geothermal plant near the volcano, while volcanic ash fell on agricultural fields and roofs of nearby houses in farming communities close to Telica,  in the province of Leon.
Civil Defense says it is contemplating evacuating 3,703 families living in surrounding areas.
http://www.ntn24news.com/latinamericanews/51911-nicaraguan-volcano-explodes-spewing-gas-and-ash

Kilauea (Hawaii / Etats Unis)

drapeau francais.jpgLa situation reste relativement stable sur le Kilauea et les gens qui se rendent à Hawaii en ce moment  ne peuvent toujours pas voir la lave couler sur les pentes du volcan. En effet, l’activité se limite aux deux sites mentionnés précédemment.

Dans le pit crater de l’Halema’uma’u, la surface du lac de lave montre quelques variations de hauteur mais reste à une profondeur respectable.

Dans le Pu’uO’o, on observe actuellement ce que les Américains appellent « a perched lava lake » dont la surface s’étale à plusieurs mètres au-dessus du plancher du cratère. Il se produit parfois des débordements de ce lac, si bien que le plancher continue à prendre de la hauteur. Le 11 mai, sa surface se situait à 52 mètres sous la lèvre E du Pu’uO’o.

Source : HVO.

 

drapeau anglais.jpgThe situation remains quite stable on Kilauea and tourists visiting Hawaii at the moment cannot see any lava flowing on the slopes of the volcano. Indeed, activity is concentrated on the two sites I mentioned previously.

In Halema’uma’u’s pit crater, the surface of the lava pond shows some fluctuations but it is still very deep inside the pit.

In Pu’uO’o, one can observe a « perched lava lake » whose surface is spreading several metres above the crater floor. There are occasional overflows so that the floor keeps going up. On May 11th, its surface was lying 52 metres below the eastern rim of Pu’uO’o.

Source: HVO.

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Le lac de lave du Pu’uO’o (Avec l’aimable autorisation du HVO)