Cleveland (Alaska / Etats Unis)

drapeau francais.jpgSelon le dernier rapport de l’AVO (17 février 2012), les images satellites confirment la croissance du dôme à l’intérieur du cratère du Cleveland. Son diamètre est maintenant estimé à 60 mètres, contre 50 m dans le rapport précédent. Toutefois, il n’occupe qu’une faible partie du cratère d’un diamètre de 200 mètres. Aucune activité explosive accompagnée de nuages de cendre n’a été observée jusqu’à présent.

L’éloignement du Cleveland rend les observations difficiles. Contrairement aux autres volcans alaskiens, il n’a pas de sismomètres sur ses flancs. En conséquence, les scientifiques s’appuient sur les appareils installés sur les autres volcans, des images satellites pouvant être rendues inutilisables par les nuages, ou encore les détecteurs d’éclairs provoqués par les panaches de cendre.

Il existe un projet d’installation de capteurs sur le Cleveland, mais ce projet est encore dans les cartons ! Il en sortira peut-être le jour où une violente éruption perturbera le trafic aérien dans la région. Une demi-douzaine de lignes aériennes majeures entre l’Asie, l’Amérique du Nord et l’Europe traversent l’espace aérien de l’Alaska en passant à proximité du volcan

 

drapeau anglais.jpgAccording to AVO’s latest update, satellite observations over the past week suggest that slow growth of the lava dome continues in the summit crater. The size of the lava dome is estimated to be 60 metres across. It occupies only a small portion of the approximately 200-metre diameter crater.  There have been no indications of explosive ash-producing activity.
The difficulty of monitoring Cleveland Volcano comes from its remoteness. Unlike many other Alaska volcanoes, Cleveland has no seismometers on its flanks, so scientists have to rely on seismometers farther away, satellites that can sometimes be blocked by clouds, and lightning detectors that sense lightning in volcanic ash plumes already high in the air.

Plans are in the works to maybe put sensors on Cleveland Volcano but they are just in the talking stage now.

The volcano could disrupt air travel with little warning. There are half-dozen major flight paths that go from Asia to North America and Europe that fly over Alaska airspace.

 

Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion)

drapeau francais.jpgC’est toujours le calme plat sur le Piton de la Fournaise. Dans son dernier bulletin mensuel émis le 17 février 2012, l’Observatoire indique que la sismicité reste très faible avec, en moyenne, un événement de magnitude inférieure à 2 chaque jour. De la même façon, il y a très peu d’éboulements (8 par jour en moyenne). Les déformations de la région sommitale du volcan restent inférieures à 1 cm par mois. Aucune émission de SO2 n’a été détectée

 

drapeau anglais.jpgThe situation remains very quiet at the Piton de la Fournaise. In its latest monthly report (February 17th 2012), the Observatory indicates that seismicity is still at a low level with an average of one event (less than M 2) each day. In the same way, there are very few rockfalls (8 per day, on average). The deformation of the summit area is very limited, less than one centimetre per month. No SO2 emission has been detected.

Reventador (Equateur)

drapeau francais.jpgUn rapport de l’Institut Géophysique indique qu’un nouvel épisode éruptif a été observé entre le 10 et le 13 février. Les images satellites ont révélé une anomalie thermique le 10 février. Ce même jour, des pilotes ont remarqué qu’un panache de cendre montait jusqu’à 5,2 km d’altitude et s’étirait vers le NO. Le 11 février, les émissions de cendre et de vapeur prenaient encore la direction du NO. La sismicité s’est accrue le 12 février et une coulée de lave descendait le long du versant NE les 12 et 13 février. De plus, de l’incandescence a été observée dans le cratère entre le 10 et le 13 février.

Source : Global Volcanism Network.

 

drapeau anglais.jpgThe Geophysical Institute indicates that between February 10th and 13th, a new episode of eruptive activity was detected. Satellite images showed a thermal anomaly on February 10th. Based on pilot observations, an ash plume rose to an altitude of 5.2 km a.s.l. and drifted NW. On February 11th, ash-and-steam emissions drifted NW. Seismicity increased on February 12th and a lava flow descended the NE flank on February 12th and 13th. Crater incandescence was observed during that period.

Source : Global Volcanism Network.

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Echantillon de sismicité sur le Reventador le 13 février 2012

 

 

Le méthane du Lac Kivu (République Démocratique du Congo)

Il y a quelques semaines, je consacrais une note au projet d’extraction et d’exploitation du méthane qui sommeille au fond du Lac Kivu. Ce lac, dont les eaux baignent la ville de Goma, recèle de très importantes quantités de méthane (estimées à 65 km3) et de gaz carbonique (estimées à 256 km3). Tout le monde a en mémoire la catastrophe du Lac Nyos au Cameroun en 1986 et les scientifiques s’accordent pour dire que si les eaux du Lac Kivu étaient déstabilisées par une coulée de lave du Nyiragongo (comme en janvier 2002), ou par un séisme, le CO2 maintenu sous pression en profondeur pourrait sortir brusquement en surface et tuer des milliers de personnes. Le méthane, quant à lui, n’exploserait pas spontanément en arrivant à la surface, mais il existe bon nombre de sources autour du lac susceptibles de l’enflammer.

Afin d’éviter ces catastrophes potentielles, mais aussi pour des raisons économiques, le gouvernement rwandais envisage de pomper l’eau en profondeur et d’en extraire les gaz dissous. Une grosse barge équipée dans ce but est actuellement en train d’être installée à quelque 13 kilomètres de la berge.

Comme on peut le voir sur le schéma ci-dessous, quatre tubes sont enfoncés verticalement dans le lac jusqu’à une profondeur de 350 mètres. Ils serviront à aspirer l’eau et les gaz seront ensuite séparés au moment de leur arrivée en surface. Le méthane sera acheminé vers le rivage où servira à alimenter une centrale électrique. Le gaz carbonique sera réinjecté dans le lac, d’une part pour ne pas accélérer l’effet de serre, d’autre part parce que le seul fait d’extraire le méthane permet de rendre le lac plus sûr en éloignant le point de saturation et donc le risque d’explosion.

Le projet présente à la fois des avantages et des inconvénients. La production d’électricité à partir du méthane du Lac Kivu permettrait de réduire la dépendance de la région vis-à-vis des énergies fossiles. Actuellement, l’électricité rwandaise au coût fort élevé est produite à partir de centrales fonctionnant au pétrole qui doit être acheminé par camion.

S’agissant des risques, les consultants en matière d’environnement font remarquer que si l’extraction du méthane n’est pas gérée correctement, il existe un risque d’explosion ou d’échappement du gaz à la surface du lac. Il y a aussi le risque de voir l’eau du Kivu devenir plus acide, ce qui favoriserait le développement des algues et réduirait le nombre de poissons, l’une des principales ressources pour les villages autour du lac.

C’est la raison pour laquelle le projet débute à petite échelle, avec un début de production d’électricité à partir du méthane dans les mois à venir.

L’idéal serait, bien sûr, de pouvoir concilier la pêche et la production d’électricité.

Source : BBC News.

 

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