Comme prévu, me voici de retour en Limousin, après ce très agréable séjour dans l’hémisphère sud. Les vêtements d’hiver remplacent la chemisette, tenue de rigueur pour profiter de l’été austral, surtout sur l’île du nord. D’ici quelques jours, je mettrai en ligne un petit résumé de ce périple néo-zélandais en l’accompagnant d’un album photos, comme je l’ai fait pour les voyages précédents.
Pendant mon absence, il ne semble pas y avoir eu d’événement majeur sur le plan volcanique. Au vu des dépêches du mois de février, on relève l’effondrement d’une partie de la banquette littorale à Hawaii le 17 février. Cet événement n’a rien d’exceptionnel, mais me donne l’occasion de rappeler que cette zone doit être visitée avec la plus grande prudence.
Le 19 février, le Chaiten (Chili) a rappelé qu’il restait très actif. La partie SO du dôme (estimée à 30 millions de tonnes de matériaux) s’est effondrée, générant de nouvelles coulées pyroclastiques qui ont avancé sur 4 ou 5 km dans la vallée de la rivière Chaitén. Dans le même temps, le gouvernement chilien a décider de reconstruire la ville de Chaitén dans une zone plus sure, à une dizaine de km de son emplacement actuel
Le 20 février, le Galeras (Colombie) a connu une brève mais violente crise éruptive, accompagnée d’une forte sismicité et d’une colonne de cendre atteignant 8 km de hauteur.
Le Semeru (Ile de java / Indonésie) connaît depuis plusieurs semaines – mais surtout depuis le début du mois de mars – une nette recrudescence d’activité. Les explosions se produisent environ toutes les 20 minutes. On n’a pas observé, pour le moment, de coulées pyroclastiques qui pourraient menacer les villages ou les carrières de sable situés à proximité du volcan. Les autorités conseillent d’éviter toute la zone se trouvant jusqu’à 5 km au SE du cratère, ainsi que la montée au sommet du volcan.

White Island (Nouvelle Zélande) vue d’en haut…