Galeras (Colombie)

1475806114.47.jpgLe volcan est entré en éruption vendredi après-midi, entraînant l’évacuation de quelque 3000 personnes. Le panache éruptif a atteint une hauteur de 8 km et recouvert la région de cendre, sans toutefois causer de dégâts ou de victimes.
L’évacuation s’est effectuée calmement et méthodiquement car des abris avaient déjà été mis en place lors de l’éruption du 20 février 2008.

993348610.39.jpgThe volcano erupted on Friday afternoon, forcing the evacuation of some 3,000 people
The eruptive plume reached a height of 8 km and blanketed the area with ash but caused no injuries or damage.
The evacuation of the area was carried out calmly and methodically since emergency shelters were already set up after Galeras’ last eruption on February 20th 2008.

Découverte de la Nouvelle Zélande (4)

L’odeur d’hydrogène sulfuré et les nombreux nuages de vapeur visibles dans les parcs de Rotorua et sur le bord du lac montrent que l’activité géothermale est très intense dans cette partie de la Nouvelle Zélande. Plusieurs sites méritent une visite, même si – à mon avis – leur beauté n’arrive pas à la hauteur des sources chaudes de Yellowstone. Ne boudons cependant pas notre plaisir ! Que ce soit à Hell’s Gate, Waimangu, Wai-O-Tapu ou, plus au sud, dans la Hidden Valley d’ Orakei Korako, on se régale en admirant les couleurs offertes par la palette de Dame Nature. S’agissant des geysers, ils sont peu nombreux et assez imprévisibles. Seul le « Lady Knox » se manifeste à heure fixe devant un amphithéâtre de spectateurs. Malheureusement, comme beaucoup de sportifs aujourd’hui, il est dopé, non pas à l’EPO, mais au savon qui lui fait éjecter un jet continu d’eau et de vapeur ! A noter que, tout près du geyser, on peut observer une mare de boue très photogénique.
(Photos dans l’album).

Découverte de la Nouvelle Zélande (3)

J’avais réservé depuis fort longtemps l’hélicoptère pour White Island au départ de l’aéroport de Whakatane, en sachant que certains vols ne peuvent avoir lieu à cause de conditions météo défavorables, le vent pouvant souffler très fort dans la région. Alors que les vols de la veille avaient été annulés pour cette raison, le nôtre se déroula dans des conditions optimales, avec un ciel parfaitement bleu et as de vent. Les appareils sont prévus pour quatre personnes afin que tous les passagers puissent profiter du spectacle à travers des vitres à la propreté impeccable. Le survol de la mer permet d’apercevoir des bancs de dauphins, très nombreux le long des côtes néo-zélandaises. La découverte de White Island fut un grand moment, avec les teintes marron et ocrée des roches qui tranchaient avec le bleu profond de l’océan tandis que, niché dans son écrin minéral, le lac d’acide montrait une belle couleur verte.
Le pilote de l’hélicoptère – par ailleurs doté d’une très bonne connaissance en géologie et volcanologie – effectua plusieurs rotations autour de l’île avant de se poser au milieu du fer à cheval dessiné par les parois du volcan. Un moment de pur bonheur pour le volcanophile que je suis !!
White Island a une superficie de 5 km2 et est située à une cinquantaine de kilomètres de la côte. C’est le sommet d’un volcan sous-marin de 16 à 18 km de diamètre qui prend assise au fond de l’océan. Il se situe à l’extrémité NE de la ligne volcanique dite de Taupo, de plus de 250 km de longueur, où se trouvent alignés les principaux volcans de nouvelle Zélande comme le Tarawera, le Ngauruhoe ou le Ruapehu.
Environ 36 éruptions se sont produites depuis la première observation historique qui remonte à 1826 avec le début de la colonisation, confirmant – si besoin est – que la Nouvelle zélande est un pays très jeune. L’activité fut localisée dans la partie NO du cratère jusqu’en 1914 où une zone fumerollienne avec d’importants dépôts de soufre incita une société à exploiter ce dernier. Malheureusement, 11 ouvriers et les infrastructures de la mine furent ensevelis sous un très important glissement de terrain dû à la rupture d’un des flancs internes du cratère ouest. Le cratère principal s’est formé à la suite de ce glissement de terrain de 1914. L’exploitation du soufre cessa en 1930.
Par la suite, d’autres éruptions eurent lieu, en particulier en 1958-1959, entre 1976 et 1982 ou encore entre 1992 et 1993. En janvier 1999, l’activité a recommencé légèrement, ainsi que le 7 mars 2000, avec une émission de cendre qui a généré un panache de 1500 mètres de hauteur et qui s’étira sur 40 km. Le 27 juillet 2000, la plus importante éruption de ces 20 dernières années, d’une durée de 5 heures, forma un nouveau cratère de plus de 100 mètres de diamètre, recouvrant la partie est de l’île de cendre et de blocs.
Actuellement, le volcan est calme. Plusieurs mares d’eau chaude ou de boue mijotent dans le cratère. Leur température lors de notre visite se situait autour de 80°C. La couleur des roches est magnifique, ne faisant que mieux ressortir le vert superbe du lac d’acide dont le PH a été mesuré inférieur à 0 !!

Après plus d’une heure de visite du cratère, le pilote a de nouveau survolé l’île où la couleur de l’eau de mer le long du littoral trahit par endroits la présence de zones hydrothermales. Un dernier coup d’œil à la colonie de fous de Bassan qui a élu domicile sur un promontoire, et c’est le retour vers Whakatane d’où nous allons prendre la route en direction de Rotorua, deuxième pôle volcanique de notre voyage.
(Photos dans l’album).

Découverte de la Nouvelle Zélande (2)

Le nord de l’île du nord.
La première étape du voyage nous a fait partir d’Auckland pour aller vers le nord en empruntant la route n°1. Notre point de chute se trouvait à Paiha, bourgade au coeur de la bien nommée Bay of Islands, toute proche de Waitangi où je voulais visiter la Treaty House, berceau de la Nouvelle Zélande moderne.
La route du lendemain nous fit passer de l’est à l’ouest, autrement dit de l’Océan Pacifique à la Mer de Tasman (aussi dite Mer de Tasmanie), avant de pénétrer dans la Waipoua Forest et ses kauri trees géants.
Une nouvelle étape à Auckland , ville sans grand intérêt, fut l’occasion d’apprécier l’ambiance de pub le samedi soir sur fond de matches de rugby.

Puis, route vers le sud-ouest en longeant la côte jusqu’à Whakatane, sans oublier une visite à la péninsule de Coromandel. Le snorkeling (plongée avec un tuba) à Hahei permet de nager avec les poissons et les raies, mais que l’eau est froide ! Au passage, l’une des curiosités de Whitianga est la Hot Water Beach, une plage surpeuplée où les gens viennent creuser leur petite piscine afin de profiter des bienfaits des eaux soi-disant chaudes et riches en minéraux qui sortent du sol volcanique. . Les dernières semaines de l’été austral marquent le début de la migration pour certains oiseaux qui se regroupent par milliers dans les zones marécageuses du rivage. Un régal pour les ornithologues.
(Photos dans l’album).