Découverte de la Nouvelle Zélande (7)

Même s’il n’existe pas de site volcanique actif dans l’île du sud, la collision entre les plaques tectoniques a fait naître une chaîne de montagnes dominée par les monts Cook et Tasman qui culminent respectivement à 3754m et 3497 m. Les glaciers qui naissent à leurs pieds représentent l’une des attractions touristiques majeures de la Nouvelle Zélande.
Une fois encore, une bonne façon de découvrir la région est de la survoler. Il suffit pour cela de se rendre dans la bourgade de Franz Josef Glacier où les nombreuses compagnies proposant des survols en avion et en hélicoptère ont compris tout le profit qu’elles pouvaient tirer de ces activités.
La météo est très capricieuse dans cette partie de l’île où entrent en conflit les masses d’air humide et chaud en provenance de la Mer de Tasmanie toute proche et l’air froid de la montagne. En une dizaine de kilomètres, on passe d’un ciel d’averses au pied des glaciers à une température estivale sur la plage !
Le matin est le moment le plus propice au survol des Alpes du sud qui étaient parfaitement dégagées lors de notre virée en avion, préférable à l’hélicoptère car il permet d’avoir une plus générale. En effet, l’hélico se contente de remonter les glaciers, avec une dépose éventuelle à leur source.
Le paysage que l’on découvre au cours du vol est somptueux. Très vite, les monts Cook et Tasman se dressent devant l’avion qui effectue des rotations autour de leur sommet avant de survoler les nombreux glaciers qui étirent leurs langues vers les vallées. Les pilotes sont de vrais professionnels et leur agilité est parfois surprenante.

Une fois revenus sur le plancher des vaches, nous décidons d’aller voir de plus près le Franz Josef Glacier et son voisin le Fox Glacier qui avancent de un à cinq mètres par jour ! Leur approche est relativement facile, même s’il faut parfois se mouiller les pieds pour traverser les torrents que font naître ces rivières de glace. Contrairement à la plupart des glaciers européens, ceux-ci sont relativement propres et l’on peut y admirer de belles couleurs allant du blanc au turquoise. C’est aussi la raison pour laquelle de nombreuses compagnies de guides conduisent les touristes sur ces glaciers. Dans cette région, il ne fait aucun doute que « business is business » !
(Photos dans l’album).

Redoubt (Alaska / Etats Unis)

1475806114.42.jpgQuelques heures après la réduction du niveau d’alerte, le volcan a émis un panache de vapeur et de cendre qui est monté jusqu’à 5 km d’altitude dimanche après-midi. En conséquence, les scientifiques de l’Alaska Volcano Observatory ont immédiatement relevé le niveau d’alerte à ‘Vigilance’ et à l’Orange pour l’aviation.
Les cendres émises lors de l’explosion sont retombées sur le versant sud du volcan. Cet épisode éruptif est le plus violent depuis que le Redoubt a commencé à montrer des signes de réveil à la fin du mois de janvier dernier.
Toutefois, selon les scientifiques, cette cendre ne semble pas avoir été produite par du magma frais. Il s’agit plus probablement de matériaux anciens projetés par une explosion de vapeur.
Source: AVO.

993348610.48.jpgA few hours after the alert level was lowered, the volcano released a plume of steam and ash that rose about 5 km a.s.l. Sunday afternoon. As a consequence, geologists at the Alaska Volcano Observatory immediately upgraded the volcano’s aviation color code status to orange and its alert status to « watch. »
Ashfall from the explosion could be seen on the south flank of the volcano. It was the most explosive episode that has occurred at Redoubt since its current state of unrest began in late January.
However, according to AVO scientists, the ash didn’t appear to be generated by new magma. It may have been ash residue from previous eruptions that was sent airborne by the explosion of steam.
Source: AVO.

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Activité sismique de la matinée (heure locale).
Avec l’aimable autorisation de l’AVO.

Découverte de la Nouvelle zélande (6)

En quittant le Tongariro National Park, nous laisons derrière nous la zone volcanique active et faisons route vers Wellington afin de prendre le ferry pour l’île du sud. Cette traversée de plus de trois heures est souvent négligée au profit de l’avion par les agences de voyages et c’est fort dommage, car le paysage est fort beau.
Après une étape à Motueka en bordure du parc national Abel Tasman et ses superbes forêts de fougères arborescentes, nous rejoignons la Mer de Tasman et ses originalités géologiques tels que les bien nommés Pancake Rocks. La mer a façonné des formes étranges dans ces accumulations de sédiments, avec des fractures dans lesquelles l’océan s’engouffre bruyamment en soulevant des gerbes spectaculaires.
(Photos dans l’album).

Découverte de la Nouvelle Zélande (5)

Après deux journées à Rotorua et une étape sur les bords du magnifique lac Taupo, nous poursuivons notre route le long de la Taupo Volcanic Zone en direction du Tongariro National Park où se dressent le Ngauruhoe et le Ruapehu. Comme à Rotorua, nous avons prévu une halte de deux jours à National Park Village afin de pouvoir visiter tranquillement la région. Le beau temps est au rendez-vous pour parcourir la centaine de kilomètres qui sépare nos deux étapes et la montagne est bien dégagée, ce qui permet de faire plusieurs arrêts photos. Le temps étant particulièrement instable dans la région, il ne faut pas rater les périodes ensoleillées !
Je savais que, quelques kilomètres avant d’arriver à National Park Village, une petite compagnie (assez mal connue donc peu fréquentée) proposait des survols de la région en avion pour un prix raisonnable. C’est donc sans hésiter que nous avons embarqué à bord d’un de leurs deux petits appareils pour survoler ces volcans potentiellement actifs ayant pour noms Tongariro, Ngauruhoe et Ruapehu. Ce dernier est particulièrement dangereux, avec des colères qui surviennent sans prévenir, comme c’est souvent le cas avec les volcans de subduction. C’est ainsi que le 24 décembre 1953, un lahar a emporté un pont de chemin de fer à proximité de Tangiwai. 151 personnes ont été tuées lorsque le train qui assurait la liaison Auckland-Wellington plongea dans la rivière. Les dernières éruptions ont eu lieu environ tous les un à deux ans et se sont traduites le plus souvent par de petites explosions phréatiques dans la zone sommitale avec une émission de lahars. La dernière éruption d’importance date du 16 juin au 1er septembre 1996 avec des explosions phréatiques, la formation d’un panache de cendre, l’émission de quatre millions de mètres cube de matériaux et la production de lahars. Au cours de cette éruption, un barrage naturel s’est construit sur un des rebords du Crater Lake, entraînant la hausse du niveau du lac et faisant craindre la formation d’un important lahar qui s’est finalement produit le 25 septembre 2007 avec la vidange brutale mais partielle du lac.
Le Ngauruhoe connaît lui aussi des éruptions assez fréquentes. La dernière en date, marquée par une série d’explosions, s’est produite le 4 juillet 1977. Le volcan est très populaire en Nouvelle Zélande car il a servi de lieux de tournage pour la Montagne du Destin dans la trilogie cinématographique du Seigneur des Anneaux de Peter Jackson.
Actuellement, l’activité volcanique est nulle dans la région et le niveau d’alerte vient d’être ramené à zéro par les scientifiques néo-zélandais. A noter toutefois que des imprimés indiquant la marche à suivre en cas de séisme sont distribués dans les centres d’hébergement de la région.
Le Tongariro Crossing, randonnée de 18 km, traverse le parc du même nom et est censée être l’une des plus belles, voire la plus belle au monde. Elle est certes très agréable et les Emerald Lakes sont magnifiques, mais il faudrait que les Néo-Zélandais viennent voyager dans nos Alpes européennes où des randonnées comme la traversée de la Vanoise sont au moins aussi intéressantes que le Tongariro Crossing. Tout au long de voyage, nous avons remarqué que les Kiwis, à l’instar des Yankees, n’hésitent pas à employer des superlatifs là où les Européens sont beaucoup plus réservés !
(Photos dans l’album).