Mont Asama (Japon)

1475806114.41.jpgL’Agence Météorologique Japonaise (JMA) a élevé hier le niveau d’alerte du volcan en affirmant qu’une éruption était imminente. Plus de 45 000 habitants des environs doivent se tenir prêts à évacuer leurs domiciles en moins de deux heures. Une route qui s’élève sur le flanc de la montagne a d’ores et déjà été fermée à la circulation.
Selon les scientifiques, la sismicité s’est accrue pendant le mois de janvier, avec des épicentres situés directement sous le sommet du volcan. Cette activité s’est accélérée ce matin (heure locale) et s’est accompagnée de déformations de la surface du sol, provoquées par le mouvement du magma sous le sommet.
Une éruption pourrait se produire dans les prochaines heures, avec des projections pouvant atteindre 4 ou 5 km de distance.
Le volcan fait partie des plus actifs au japon. Sa dernière éruption a eu lieu en septembre 2004, avec des retombées de cendre jusqu’à 200 km du cratère.

993348610.35.jpgJapan’s Meteorological Agency yesterday raised the alert level, warning of an imminent eruption. More than 45,000 nearby residents have been put on alert and told to be ready to leave their homes within two hours notice. A road that traverses a flank of the mountain has already been closed to traffic.
According to scientists, there was a sharp increase in volcanic earthquakes in the region in January, with their epicentres directly below the peak of the mountain. That volcanic activity accelerated on Sunday morning and was accompanied by crustal change, apparently caused by increased magma movement beneath the peak.
An eruption is possible in a matter of hours and an initial blast could hurl volcanic rocks up to 2.5 miles.
The volcano is one of Japan’s most active and last erupted in September 2004 when ash blanketed areas more than 125 miles from the crater.

Volcans et réchauffement climatique…

J’aimerais revenir sur le dernier commentaire où un blogonaute volcanophile écrit que « dans une émission télé sur les volcans il a entendu que la hausse du niveau des mers entraînerait une plus forte poussée sur le plancher océanique, donc sur le magma en dessous, et que la Ceinture de Feu du Pacifique deviendrait plus active ».
A mon humble avis, ce genre de remarque est à ranger sur l’étagère des grandes théories fumeuses à côté, par exemple, du super volcan de Yellowstone. Alors que les scientifiques américains ne savent toujours pas si le Mont Redoubt en Alaska va entrer en éruption, ni comment va évoluer la bouche qui perce le plancher de l’Halema’uma’u à Hawaii, de telles affirmations à l’échelle planétaire prêtent à rire. Si certains chercheurs se sentent désoeuvrés dans leurs labos, je pense qu’ils auraient tout intérêt à quitter leurs ordinateurs et leurs simulations informatiques et se à rendre sur le terrain – dans des conditions de confort certes plus aléatoires – pour faire des observations et mesures in situ, comme le faisait un certain Haroun Tazieff qui n’aurait pas manqué de les qualifier de « pseudo scientifiques » !