Un photographe allemand de 32 ans, disparu depuis samedi, a été retrouvé mort dans la zone de la fracture éruptive, à 2780 m d’altitude. Ce tragique événement confirme la difficulté d’accès de ce site et rappelle que l’Etna peut être meurtrier, en particulier en hiver où des conditions météo adverses peuvent compliquer sérieusement une randonnée sur le volcan.
La mort de cet homme doit nous rappeler que la randonnée en montagne (avec ou sans émission de lave) requiert la plus grande prudence. Au cours de l’année 2008, plusieurs personnes ne sont pas rentrées chez elles. En février, un homme a fait une chute mortelle dans la caldeira de l’Erta Ale en Ethiopie. En juin, un randonneur était tué par une chute de rochers sur le Mont Baker. Quelques jours plus tard, un violent blizzard surprenait un groupe de randonneurs sur le Mont Rainier ; l’un d’eux a perdu la vie, son cœur n’ayant probablement pas résisté au froid. En novembre, un autre randonneur disparaissait sur le Mont Adams ; son corps sans vie a été retrouvé quelques semaines plus tard. On pense que lui aussi a été victime du froid.
On remarquera que les explosions et autres coulées de lave ne sont pas la cause de ces accidents. C’est souvent la méconnaissance du terrain ou l’ignorance des bulletins météo qui entraînent ces catastrophes. J’ai eu à plusieurs reprises l’occasion de rencontrer sur le terrain volcanique des touristes dont la tenue vestimentaire (les chaussures en particulier) n’était pas du tout adaptée à ce genre d’environnement. Ce qui est inquiétant, c’est l’inconscience de ces gens qui n’hésitent pas à être fort désagréables – voire à vous insulter – quand vous les mettez en garde sur les risques qu’ils courent.
L’une de mes Volcanecdotes* (« Mort sur le volcan ») relate une histoire tragique vécue sur l’Etna et montre qu’une banale randonnée peut virer au drame.
*Ouvrage mentionné dans la colonne de gauche de ce blog.