Kilauea (Hawaii / Etats Unis)

1475806114.31.jpgAlors que la situation reste inchangée sur les autres volcans de la planète, il en va de même sur le Kilauea où la lave continue à s’écouler tranquillement en tunnels vers le Pacifique. La seule évolution notable au cours des dernières semaines est la faiblesse de l’incandescence émise par la bouche de l’Halema’uma’u ; elle est d’ailleurs quasiment invisible sur la webcam. Cette évolution correspond probablement à une baisse du niveau du magma qui se traduit par ailleurs par des dépôts de téphra moins importants autour de la bouche.
Les émissions de SO2 semblent en baisse sur le Kilauea. Bien qu’encore élevées, elles n’atteignent plus les sommets des mois écoulés. On relevait 640 tonnes par jour le 19 novembre au niveau de l’Halema’uma’u, alors que le niveau normal est de 140 tonnes. Le Pu’u O’o émettait 900 tonnes de SO2 le 18 novembre, alors qu’il en émettait quelque 1400 tonnes il n’y a pas si longtemps.
Source: HVO.

993348610.24.jpgWhile the situation is unchanged on the other volcanoes of the world, it is just the same on Kilauea where lava is quietly travelling in tunnels toward the Pacific Ocean. The only noteworthy evolution over the past few weeks is the weakness of the incandescence in Halema’uma’u vent. By the way, it can rarely be seen on the webcam images. This evolution probably corresponds with a lower level of magma inside the vent, which is also revealed by lighter deposits of tephra around the vent.
SO2 emissions are declining on Kilauea. Although they are still high, they no longer reach the peaks of the past months. The most recent average measurement was 640 tonnes/day on November 19th, compared to the average rate of 140 tonnes/day. Pu’u O’o was emitting 900 tonnes of SO2 on November 18th versus 1,400 tonnes/day not so long ago.
Source: HVO.

Terres de Feu

Dans le cadre de la Fête de la Science, je présenterai mon spectacle « Terres de Feu » le samedi 22 novembre à 9h30 précises au Lycée Turgot de Limoges (salle Rougier – itinéraire fléché). Au programme : A l’assaut de l’altiplano chilien et bolivien ; Guatemala, volcans et Mayas ; L’Etna, de glace et de feu.
Il faudrait que la séance commence à l’heure car une fois terminée, je dois prendre la route pour me rendre à Montier-en-Der (Haute Marne) où se tient le Festival international de la photo animalière et de nature. Je dédicacerai mes livres le dimanche 23 novembre en fin de matinée à la librairie située dans l’enceinte du festival.

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Cratère central de l’Etna

Karthala (Archipel des Comores)

1475806114.23.jpgHier a commencé à Moroni, capitale des Comores, un colloque au cours duquel des experts en volcanologie, en ressources naturelles et en prévention des catastrophes vont étudier comment cet archipel de l’Océan Indien peut gérer le Karthala – volcan qui occupe les deux tiers de la Grande Comore – dans de meilleures conditions et en tirer un profit optimal.
Le Karthala est entré en éruption une vingtaine de fois au cours du 20ème siècle et quatre fois depuis 2005, entraînant l’évacuation d’une partie de la population.
La conférence, organisée conjointement par le gouvernement comorien et les Nations Unies, va mettre l’accent sur des thèmes tels que la recherche scientifique, la prévention et la gestion des risques, l’exploitation de l’énergie, l’agriculture, le tourisme, la préservation de la biodiversité ainsi que le potentiel de croissance économique.

993348610.23.jpgA conference started yesterday in Moroni, the capital of the Comoros, during which experts in volcanology, natural resources and disaster prevention will examine how the Indian Ocean archipelago can better manage and profit from the active volcano that covers two thirds of Grande Comore island; it erupted about 20 times over the past century and four times since 2005, displacing thousands of locals in the process.
The conference, co-organized by the Government and the United Nations, will focus on the themes of new scientific research, the prevention and management of risks, energy exploitation, agriculture, tourism, the preservation of biodiversity and the potential for economic growth.

Mesure des gaz volcaniques

Une équipe de géophysiciens de l’université de Sheffield (Angleterre) est en train de mettre au point un mini-hélicoptère télécommandé susceptible de mesurer les gaz émis par un volcan, ce qui pourrait aider à mieux prévoir les éruptions. L’hélicoptère serait équipé de capteurs destinés de mesurer en particulier les quantités de SO2 et de CO2. Ces mesures sont souvent effectuées par des volcanologues qui prennent parfois de gros risques, comme ce fut le cas sur le Galeras en 1993 où six d’entre eux ont été tués par le volcan pendant une campagne de mesures.
L’équipe de chercheurs britanniques a reçu le prix Rolex attribué chaque année par la firme de montres suisses à de telles entreprises.
Il est à noter que ce type d’engin télécommandé n’est pas une nouveauté en volcanologie. Il y a quelques années, les Américains avaient construit un petit robot baptisé Dante, censé explorer les cratères inaccessibles à l’homme. On le voit d’ailleurs à l’œuvre dans le film Le Pic de Dante. H Tazieff m’avait fait part à l’époque – avec sa verve légendaire – de son scepticisme à propos de cet engin.
Les Américains ont également construit de petits hélicoptères à des fins d’espionnage et pour contrôler des environnements hostiles. Toutefois, ces projets se heurtent à l’autonomie des appareils et donc à la faible distance qu’ils peuvent parcourir. Ce dernier point pourrait être un problème en volcanologie. En effet, le mini-hélicoptère britannique ne peut s’éloigner que de 400 mètres de sa base, ce qui est un peu faible au vu de la plupart des cratères. Les chercheurs l’ont testé dans le cratère de la Fossa à Vulcano qui, à l’heure actuelle, n’est pas l’un des lieux les plus éruptifs de la planète…
Je me garderai bien de critiquer un tel projet qui a le mérite d’exister. Nul doute que des solutions seront trouvées pour résoudre les problèmes d’autonomie et que ces petits hélicoptères pourront effectuer des mesures de gaz là où l’homme ne peut pas mettre les pieds.
Source : Presse anglo-saxonne.