Volcan de boue (Ile de Java / Indonésie)

1475806114.25.jpgL’origine de Lusi – le ‘volcan de boue’ indonésien – a été débattue cette semaine au cours d’une conférence internationale qui se tenait au Cap, en Afrique du Sud. La conférence s’est terminée avec le vote de 74 éminents scientifiques, spécialistes des affaires pétrolières, qui avaient examiné auparavant les dossiers présentés par quatre experts de terrain.
Le vote a donné les résultats suivants :
– Pour 42 scientifiques, la cause de Lusi est le forage d’un puits d’exploration effectué par la compagnie pétrolière Lapindo.
– Pour 3 scientifiques, la cause serait le séisme qui s’est produit deux jours avant l’éruption et dont l’épicentre se situait à 280 km du site.
– Selon 16 autres scientifiques, les preuves fournies ne sont pas suffisantes.
– 13 scientifiques pensent que la cause est due à la fois au forage et au séisme.
Les résultats de ce vote sont importants car ils pourraient avoir des conséquences sur l’attribution des compensations demandées depuis longtemps par la population sinistrée.
Les principales raisons attribuant la cause du problème au forage plutôt qu’au séisme sont les suivantes :
– Le séisme était trop faible et trop lointain pour avoir joué un rôle.
– Le forage du puits a été effectué à seulement 150 m du lieu de l’éruption du volcan de boue.
– Le puits a absorbé – la veille de l’éruption – une quantité de fluides telle que cela a créé des pressions que le puits n’a pu tolérer.
– Les mesures effectuées dans le puits après la pénétration des fluides montre clairement que le puits présentait une fuite et apportent des preuves de la première éruption à la surface.
L’éruption de Lusi a commencé le 29 mai 2006 et continue à déverser d’énormes quantités de boue très chaude sur la zone environnante. 30 000 personnes ont dû quitter leurs maisons et 12 villages ont été recouverts de boue. Cette dernière s’échappe actuellement du cratère à raison de 100 000 mètres cubes par jour. De récentes études ont montré que Lusi est en train de s’affaisser d’environ 13 mètres par an et parfois de 3 mètres d’un jour à l’autre. Cet affaissement pourrait atteindre une profondeur de 140 mètres, avec un impact écologique certain sur la région au cours des prochaines années.
Source : The New Scientist.

993348610.32.jpgThe cause of Lusi – the Indonesian mud volcano – was considered this week at an international conference in Cape Town, South Africa, which concluded with a vote between 74 world-leading petroleum scientists who considered the evidence presented by four experts in the field.
Some 42 scientists voted that gas exploration well which was being drilled by the Lapindo oil and gas company was the cause.
Only 3 scientists voted for the alternative explanation – that the Yogyakarta earthquake two days before the eruption, whose epicentre was 280km from the mud volcano, was the cause. Some 16 scientists voted that the evidence was inconclusive and 13 that a combination of earthquake and drilling were the cause.
The results of this vote are important because they could have implications for compensation of the local population affected
Key reasons supporting drilling rather than the earthquake as the cause include:
– The earthquake was too small and too far away to have had a role.
– The well was being drilled at only 150 m from the volcano site.
– The well took a huge influx of fluid the day before the eruption, resulting in pressures that the well could not tolerate.
– The pressure measured in the well after the influx provides strong evidence that the well was leaking and even evidence for the initial eruption at the surface.
Lusi started to erupt on May 29th 2006, and is still spewing huge volumes of boiling mud over the surrounding area. It has displaced around 30,000 people from their homes and swamped 12 villages. It is still flowing at 100,000 cubic metres per day. Recent research showed Lusi is collapsing by at about 13 m per year and sometimes 3 m overnight and could subside to depths of more than 140 metres, having a significant environmental impact on the surrounding area for years to come.
Source : The New Scientist.