Moment de frayeur pour les Napolitains hier quand ils ont entendu une violente explosion en provenance du Vésuve. Les standards de l’Observatoire et de la Protection Civile ont vite été saturés d’appels. En fait, il s’agissait simplement d’un bang supersonique causé par deux F16 de l’armée italienne lancés à la poursuite d’un intrus qui avait enfreint l’espace aérien national. Le coupable était en fait un avion autrichien qui rentrait d’une mission humanitaire au Tchad, donc rien de grave.
Néanmoins, ce n’est pas la première fois que les Napolitians ont des frissons à cause du Vésuve. Ils avaient déjà frémi en 2007 quand la revue The National Geographic avait affirmé que les plans d’évacuation de la ville étaient inadaptés en cas d’éruption du volcan, affirmations rapidement démenties par les autorités italiennes et la communauté scientifique, bien que l’on puisse avoir pas mal de doutes à ce sujet.
Il n’en reste pas moins que le Vésuve demeure une sérieuse menace pour le million d’habitants qui vivent à proximité, et qui – au rythme d’expansion actuel – pourrait atteindre 1,2 million en 2016.
En 2003, les autorités napolitaines ont proposé de grosses sommes d’argent aux habitants vivant sur les pentes du volcan pour qu’ils aillent vivre ailleurs, mais peu d’entre eux ont répondu à cette offre, persuadés que San Gennaro sera là pour les protéger en cas de problème….
Mois : octobre 2008
Arenal (Costa Rica)
Selon l’observatoire volcanologique du Costa Rica, des retombées de cendre fine – en provenance d’une coulée de lave active au sommet – ont brûlé la végétation sur les parties haute et basse des versants E et NE. Cet impact sur la végétation est surtout visible près du sommet. Vers la mi-septembre, des matériaux en provenance du versant SO avaient construit une colline de 800 m de hauteur, avec des blocs incandescents qui roulaient à partir de son sommet pour former un amoncellement en éventail de 200 mètres de largeur. D’autres matériaux se sont accumulés sur la bordure SO du sommet, entraînant la chute de blocs le long du versant N.
According to Costa Rica’s volcanological observatory, fine ashfall – produced at the summit by an active lava flow – burnt the vegetation along the upper and lower E and NE flanks. The impact on the vegetation was more severe near the summit. By mid September, additional material moving down the SW flank built an 800-m-high levee. Occasional incandescent blocks rolled down the top of the levee, forming a 200-m-wide fan. A mass of material also accumulated at the SW edge of the summit, causing blocks to occasionally roll down the N flank.
Soputan (Indonésie)
Le volcan est entré en éruption, avec des nuages de cendre montant jusqu’à un kilomètre de hauteur, ainsi que des projections de matériaux incandescents. Les villages les plus proches se trouvent à environ 8 km du cratère, donc en dehors du périmètre de sécurité. Aucune évacuation n’a été décrétée, mais il est conseillé à la population de ne pas s’approcher du volcan car il y a un risque d’émission de lave.
The volcano has started erupting, shooting clouds of ash (as high as one kilometre) and incandescent material into the sky. The nearest villages are about eight kilometres from the crater, well out of the danger zone. No evacuations have been ordered, but people are being advised to stay well clear because the volcano may begin to spew lava.
Kilauea (Hawaii / Etats Unis)
Si la volcanologie actuelle est souvent démunie en matière de prévision éruptive, il est un phénomène que les scientifiques hawaiiens maîtrisent assez bien. Périodiquement, on enregistre – sur un laps de temps de quelques heures ou de quelques jours – des phases de dégonflement puis de gonflement (DI tilt events) du Kilauea, phénomène enregistré par les tiltmètres aussi bien au niveau du cratère de l’Halema’uma’u que du Pu’u o’o. Ce double comportement du volcan se répercute sur l’arrivée de la lave dans le Pacifique. En effet, pendant la période de dégonflement, le débit de lave émise se réduit considérablement, au point de se tarir parfois complètement. En revanche, quand le volcan se met à nouveau à gonfler sous la pression d’une nouvelle montée de magma, la lave ne tarde pas à faire sa réapparition dans les tunnels qui la conduisent vers l’océan.
Le graphique ci-dessous (avec l’aimable autorisation du HVO) montre clairement le dernier DI tilt event qui vient d’être enregistré sur le Kilauea entre jeudi et dimanche.
Even though current volcanology often finds it hard to predict eruptions, Hawaiian scientists have managed to understand one phenomenon quite well. Periodically, DI (Deflation / Inflation) tilts events occur on Kilauea, whether on Halema’uma’u or on Pu’u O’o. They may last a few hours or several days. This dual behaviour of the volcano has effects on the arrival of lava in the Pacific Ocean. Indeed, during the deflation phase, lava output decreases considerably or even stops. On the contrary, when the volcano starts inflating again under the pressure of magma, lava soon reappears in the tunnels and flows again into the ocean.
The graph here below (courtesy of HVO) clearly shows the latest DI tilt event that took place on Kilauea between Thursday and Sunday.
