Ol Doinyo Lengai (Tanzanie)

311717820075dd783fbb56526a73706f.jpgSelon le dernier bulletin du Global Volcanism Network, le volcan a connu une phase éruptive le 4 septembre, avec un panache de cendres observé par un pilote d’avion et visible sur les images satellites. Le phénomène a affecté pendant une douzaine d’heures le village d’Engare Sero situé à 18 km au nord du Lengai. De plus, des zones sombres étaient visibles sur les images satellites sur les versant nord-ouest, est et est du volcan. Il est probable que ces zones noircies étaient dues à des coulées de lave récentes ou à de la végétation qui avait brûlé.
De nombreuses anomalies thermiques au sommet du volcan étaient déjà visibles sur les images satellites le 21 août et les jours suivants, et sur les pentes le 31 août et le 1er septembre.

a5c1cbfaad076f664d0b145d8b7e1223.jpgAccording to the Global Volcanism Network’s latest bulletin, the volcano went through an eruptive crisis on September 4th; it produced an ash plume that was reported by a pilot and visible on satellite imagery. Ashfall lasted about 12 hours in the village of Engare Sero, about 18 km N. Dark areas on the NW, W, and E flanks that were noticeable on satellite imagery from 4 September were possibly due to recent lava flows and burnt vegetation.
Multiple thermal anomalies at the summit had been present on satellite imagery since August 21st 2007, and on the flanks on August 31st and September 1st.

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Chikurachki (Iles Kouriles / Russie)

a8276ff5969597f44e30b843200e3bdb.jpgPas de grands événements à se mettre sous la dent en ce moment au niveau de l’activité volcanique. Profitons-en pour nous attarder sur ce volcan de 1816 m d’altitude, situé sur l’île Paramushir dans les Kouriles septentrionales. Il émet régulièrement des panaches de cendres, comme ce fut le cas à la fin du mois d’août et début septembre où ils atteignaient 3 km de hauteur. La seule ville de l’île est Severo-Kurilsk (2500 habitants) qui se trouve à une distance respectable du volcan. Les autres petits ports ont disparu. La population est en baisse, car la pêche du hareng n’est plus aussi fructueuse et le tsunami de 1952 a fait 2300 victimes.
Source : Global Volcanism Network.

2b1b32261a3f63b2a50a50a878effe39.jpgThere are no great volcanic to reprt these days. Let’s take advantage of this opportunity to tell about this volcano – 1,816 m a.s.l. – located on Paramushir Island in the northern Kurils. It regularly emits ash plumes like at the end of August and early in September when they reached 3 km a.s.l. The only town of the island is Severo-Kurilsk (pop. 2,500)which lies far away from the volcano. The other villages along the coast have disappeared because of the crash of the herring fisheryand the 1952 tsunami that killed 2,300 persons.
Source : Global Volcanism Network.

Kilauea (Hawaii / Etats Unis)

cae016fcd551595274e99a7690fa0fa2.jpgComme je l’ai écrit précédemment, les coulées de lave sont actuellement encore relativement loin des personnes et des biens, mais les autorités prévoient le cas où la situation deviendrait menaçante. La possibilité que certaines maisons soient détruites dans le secteur de Puna (au sud de Hilo) est certes un souci, mais des milliers d’autres pourraient être physiquement et économiquement coupées du reste de l’île si les coulées parcouraient les 20 kilomètres qui les séparent de la route 130, la seule à desservir ce secteur. Pour le moment, la lave a’a ne parcourt que de faibles distances (elle s’épanche surtout latéralement) et ne représente aucun danger, mais si elle se transformait en pahoehoe plus liquide, elle pourrait aller beaucoup plus loin.
Selon Jim Kauahikaua, responsable de l’Observatoire, « le volcan Kilauea n’a jamais connu de longue éruption produisant uniquement des laves aa ». Les propos de Kauahikaua s’accompagnent d’une simulation informatique montrant les passages où des rivières se formeraient lors de fortes chutes de pluie. En effet, une étude de l’éruption du Mauna Loa en 1984 prouve que les parcours empruntés par l’eau sont un bon indicateur du chemin qu’emprunteraient des coulées de lave. Sa carte montre que les coulées épargneraient probablement Pahoa et d’autres zones habitées, mais couperaient la route 130 si elles continuaient à avancer. (Voir la simulation en bleu sur la carte ci-dessous). La progression de la lave serait lente, donnant largement le temps d’évacuer, mais au moins 10 000 personnes vivant dans un secteur de 80 kilomètres carrés autour de Pahoa devraient décider si elles restent dans leurs maisons ou si elles se rapprochent de leurs emplois à Hilo.
Le responsable de la Protection Civile ne pense pas que les gens évacueront s’il n’y a pas de menace directe. Mais la situation pourrait être économiquement impossible, même si une route était tracée au bulldozer pour rejoindre la Route de la Chaîne des Cratères dans le Parc des Volcans. En effet, un trajet aller et retour de Pahoa à Hilo via le parc serait de 200 kilomètres contre 60 kilomètres seulement en ce moment, ce qui augmenterait aussi fortement les dépenses en carburant. Selon la Chambre de Commerce, les effets économiques dépendraient de l’importance de l’éruption et de sa durée. La lave pourrait ne jamais atteindre la route 130 ou, comme pour la destruction de Kalapana en 1990, faisant suite à une première éruption en 1983, des années pourraient passer avant que la lave recouvre le secteur de Puna.
Source : Hilo’s Star Bulletin.

561e617f448b2f9f4d0f4e0ab0f12b03.jpgBig Island lava flows are currently far from people and property, but officials are making plans in case the flows should turn dangerous. The possibility that some homes in lower Puna (south of Hilo) could be destroyed is a concern, but thousands more could be physically and economically cut off from the rest of the island if lava flows stretch 20 km to Highway 130, the only road out of the area. For the moment, short-distance ‘a’a lava is no danger, but if it changes to more fluid pahoehoe, flows could travel much farther.
According to Jim Kauahikaua, Head of the Observatory, “Kilauea Volcano has never had a long-lived continuous eruption from a single vent that produced only aa flows”. Kauahikaua’s report includes a computer simulation showing where streams of water would form with enough rain. A study of Mauna Loa’s 1984 eruption shows that water streams are a good indicator of the initial path of lava streams. His map shows streams probably missing Pahoa, possibly missing other communities, but cutting Highway 130 if they continue long enough. (See simulation in blue in the map here below). A lava flow would be slow, giving plenty of time to evacuate. But at least 10,000 people living in an 80-square-kilometre area around Pahoa would have to decide to stay at their homes in Puna or near their jobs in Hilo.
The Head of the Civil Defense Department does not think people will evacuate if there is no direct threat. They will choose to live there despite what happens. But that might be economically impossible, even if a link were bulldozed to the Chain of Craters Road in Hawaii Volcanoes National Park. Indeed, a round trip from Pahoa to Hilo via the park would jump to 200 kilometres from the present 60 kilometres. Every Puna commuter though the park would face increased gas costs. According to the Chamber of Commerce, the economic effects would depend on how big a lava flow took place and how long it lasted.
Lava might never reach Highway 130; or, like lava’s destruction of Kalapana in 1990 following the first eruption in 1983, years might pass before destruction arrived.
Source : Hilo’s Star Bulletin.

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