Sur le Kilauea comme ailleurs dans le monde, le dioxyde de soufre (SO2) est l’un des gaz mesurés par les volcanologues afin de savoir si le magma est proche de la surface. Le SO2 absorbe largement la lumière ultraviolette – comme celle du soleil – de sorte que le volume de SO2 émis peut être facilement calculé en mesurant la quantité de lumière solaire qui n’a pas traversé le panache de gaz émis par un volcan. Le spectromètre ultraviolet est donc l’instrument idéal pour effectuer ces mesures.
Sur le Kilauea, les scientifiques installaient jusqu’à présent ce spectromètre sur un véhicule qu’ils conduisaient sous le panache émis par l’Halema’uma’u afin de calculer la quantité de SO2 émis par la bouche active. Cette méthode est utilisée depuis des décennies sur le Kilauea et permet d’étudier les modifications de comportement du volcan. Ainsi en 2008, dans les mois qui ont précédé l’ouverture de la bouche active dans le cratère de l’Halema’uma’u, les mesures de SO2 ont révélé une augmentation de 200 à 2000 tonnes par jour, signe évident que le magma était proche de la surface et qu’une éruption était susceptible de se produire.
Toutefois, si la technique du spectromètre embarqué est pratique, la fréquence de relevé des données est limitée dans la mesure où elle nécessite la présence d’une personne qualifiée et des conditions environnementales particulières.
Afin d’augmenter la fréquence et l’efficacité des mesures de SO2, une nouvelle approche est en train d’être testée sur le Kilauea. Au lieu d’acheminer à bord d’un véhicule un spectromètre sous le panache de gaz, le HVO a installé sous le vent et sur toute la largeur du panache une batterie de 10 spectromètres fixes. Les 10 instruments fonctionnent de jour et calculent la quantité de SO2 toutes les 10 secondes, ce qui permet d’obtenir jusqu’à 3000 mesures par jour quand les conditions de vent sont favorables.
Comparé au spectromètre embarqué qui permet de faire chaque semaine 8 ou 10 mesures sur un laps de temps d’une ou deux heures, le nouveau système est d’une efficacité redoutable. Jusqu’à présent, il a confirmé que les modifications d’émissions du SO2 sur des périodes allant de quelques minutes à quelques heures sont liées à des modifications dans la libération de l’énergie sismique ainsi qu’aux variations de niveau du lac de lave dans l’Halema’uma’u.
Source : HVO.
On Kilauea like elsewhere in the world, one of the gases that volcanologists use to determine whether magma is close to the surface is sulphur dioxide (SO2). SO2 strongly absorbs ultraviolet light, such as sunlight, so the total amount of SO2 in a plume can be calculated by measuring the amount of sunlight that hasn’t passed through the gas plume. An ultraviolet spectrometer is the right tool for this job.
Up to now at Kilauea, HVO scientists mounted this kind of spectrometer on a vehicle and drove beneath the entire width of the Halema’uma’u gas plume to calculate the amount of SO2 released from the volcanic vent.
This method of measuring gas emission rates has been in use at Kilauea for several decades and has been very useful in tracking changes in the volcano’s behavior. For example, during the months preceding the opening of the vent in Halema`uma`u Crater in 2008, SO2 emissions increased from around 200 to 2,000 tonnes per day. This suggested that magma had worked its way close to the surface and that there was an increased likelihood of an eruption.
However, while the spectrometer technique onboard a vehicle is convenient, the frequency of data collection is limited, since it requires a dedicated operator and specific environmental conditions.
In order to increase the frequency and efficiency of SO2 data retrieval, a novel approach is being tested at Kilauea. Rather than drive a single spectrometer beneath the gas plume, HVO has positioned an array of multiple stationary spectrometers along the width and downwind of the plume. This 10-spectrometer array operates during daylight hours, calculating an SO2 emission rate every 10 seconds, producing as many as 3,000 measurements per day when the winds are favorable.
Compared to the vehicle-based method which typically yields 8 to 20 measurements collected over a period of 1-2 hours a few times each week, the new system shows a much greater efficiency. Thus far, it has confirmed that changes in SO2 emissions occurring over a period of minutes to hours are correlated with changes in seismic energy release, as well as the rise and fall of the lava pond in the Halema’uma’u vent.
Source: HVO.

Panache de gaz de l’Halema’uma’u (Photo: C. Grandpey)
Au vu du signal de tremor, de l’activité sismique et des images fournies par plusieurs webcams, l’activité strombolienne est particulièrement intense ce soir dans la Bocca Nuova. La webcam installée à Bronte semble même montrer un petit épisode de fontaine de lave. A confirmer par des visites sur le terrain par les scientifiques de l’INGV. L’interdiction d’accès au sommet reste valable jusqu’au 25 juillet et est susceptible d’être prolongée.
Judging from the tremor signal, seismic activity and the images provided by several webcams, strombolian activity looks quite intense inside Bocca Nuova tonight. The Bronte webcam even seems to show some kind of lava fountaining within the crater. This needs to be confirmed by on-the-field visits by INGV scientists. The interdiction of access to the summit is valid until July 25th and is likely to be extended.

Les derniers tracés sismiques et les histogrammes mis en ligne par l’IGN montrent un net déclin de la sismicité à El Hierro au cours des derniers jours. Les événements enregistrés ont pour la plupart une magnitude comprise entre M 1,6 et 2,5 avec une profondeur stable entre 15 et 20 km. Il semblerait donc que l’intrusion magmatique soit entrée dans sa phase terminale. Reste à savoir comment la situation va évoluer. Comme je l’ai écrit précédemment, on peut avoir affaire à une longue période sans aucune activité significative.
The latest seismograms and the charts released by IGN show a decline of seismicity at El Hierro during the last days. Most events have a magnitude between M 1.6 and 2.5, with a stable depth of 15-20 km. Thus, it seems the magma intrusion has entered its final stage. The point is to know how the situation will develop. As I put it before, there may be no significant evolution over quite a long period of time.

