Il est midi (heure française). Le volcan n’est toujours pas entré en éruption, ce qui laisse quelque peu perplexes les volcanologues indonésiens. Pourtant, la sismicité est très forte, encore plus intense qu’en 1990, année de la dernière éruption. Selon la radio australienne, on estime que le magma est à 700 mètres sous le sommet. La majorité de la population a été évacuée. La carte ci-dessous, mise en ligne par les autorités indonésiennes, montre clairement en orange la zone menacée.
Seuls quelques paysans réfractaires refusent encore de quitter leurs terres, prétendant qu’ils sauront se débrouiller en cas d’éruption. On leur a fait signer une décharge pour que les autorités ne soient pas tenues responsables.
Il est clair que ces mesures d’évacuation étaient nécessaires, même si la vie dans les camps de fortune (surtout au niveau sanitaire) n’est pas facile. Le Kelud a un passé éruptif peu glorieux. Même si le temps peut sembler long aux réfugiés, ils ne doivent pas oublier que des milliers de vies humaines seront sauvées le jour où des coulées pyroclastiques dévaleront les flancs du volcan.
