Lōʻihi : Le dernier volcan hawaiien // The most recent Hawaiian volcano

drapeau francaisAlors que la plaque Pacifique continue de se déplacer vers le nord-ouest, les volcans sont de plus en plus jeunes en allant vers le sud-est de l’archipel hawaïen. Le Kilauea est actuellement actif sur la Grande Ile. A 35 km au sud de l’île, un autre volcan est actif sur le plancher de l’océan. Son nom est Lōʻihi , qui signifie «être étendu, être long ». Cependant, il faudra peut-être attendre 10 000 à 100 000 ans avant que ce volcan sous-marin perce la surface de l’océan. En effet, son sommet se trouve à environ 970 mètres de profondeur. Il a été découvert en 1952 quand un essaim sismique au large des côtes a attiré l’attention des scientifiques. Il est fait mention pour la première fois de Lōʻihi sur des cartes bathymétriques datant des années 1940. Personne ne semble s’être beaucoup préoccupé du volcan jusqu’en 1978, année où une série de séismes a rappelé son existence aux scientifiques qui ont organisé une expédition pour explorer ce qu’ils pensaient être un réseau de failles dans le plancher océanique. C’est quand l’expédition a récolté des laves en coussins relativement récentes que les scientifiques ont compris qu’il s’agissait d’un volcan.
Les instruments de mesure sur la Grande Ile sont loin de Lōʻihi , ce qui rend la surveillance un peu difficile et sujette à un certain degré d’imprécision. La dernière éruption confirmée de Lōʻihi a eu lieu en 1996. L’activité sismique la plus récente – probablement indicatrice d’une éruption – a été enregistrée en 2005.
Comme le sommet de Lōʻihi se trouve à une grande profondeur, il est peu probable qu’une éruption sera observée physiquement. Les sismographes la détecteront sûrement, mais les humains ont peu de chances de la voir de leurs propres yeux.
L’étude de Lōʻihi a donné aux scientifiques des informations très intéressantes sur la formation des autres volcans hawaïens. Plusieurs missions utilisant des robots ont découvert de grandes populations de bactéries de ferro-oxydantes qui prospèrent à la base de Lōʻihi à quelque 2900 mètres sous la surface et loin des sources hydrothermales du sommet, là même où on pensait qu’elles se développaient.
Les scientifiques de l’Université d’Hawaï continuent à analyser les données fournies par une mission robotique effectuée en 2014 et dont le but était de mieux comprendre ces étranges tapis étranges de créatures. Les scientifiques pensent que ces bactéries pourraient jouer un rôle important dans l’équilibre chimique de l’océan et être responsables de certaines formations géologiques inexpliquées sur Terre. Les indicateurs de la présence de bactéries pourraient également être utilisés dans les recherches futures sur la vie ailleurs dans l’univers.
Source: West Hawaii Today.

———————————–

drapeau-anglaisWhile the Pacific plate keeps moving northwest, volcanoes are younger and younger to the southeast of the Hawaiian archipelago. Kilauea is currently active on the Big Island. 35 km to the south, another volcano is active on the sea bottom. Its name is Lōʻihi, which means “to extend, to be long,” However, it may be 10,000 to 100,000 years before this seamount breaches the surface of the ocean. Its summit lies some 970 metres beneath the surface of the ocean. It was discovered in 1952 when a flurry of earthquakes drew scientists’ attention offshore. The earliest known mention of Lōʻihi was on bathymetric charts in 1940. No one seemed to give the seamount much thought until 1978 when, after a series of earthquakes, scientists were reminded of its presence and organised an expedition to explore more about what they thought was faulting under the sea. When the expedition collected relatively new pillow lava, scientists knew it was a volcano.
Seismic monitors on land are far from Lōʻihi, which makes precise monitoring a bit difficult and subject to a certain degree of imprecision. The last confirmed eruption of Lōʻihi was in 1996, and the most recent earthquake swarm – which could signal an eruption – was recorded in 2005.
As the summit of Lōʻihi is still quite deep, it is unlikely that an eruption will be physically observed. The seismographs will probably detect it but the humans are unlikely to observe it.
Studying Lōʻihi has given scientists tremendous insight into how the other Hawaiian volcanoes have developed. Several missions using robots allowed to discover large populations of iron-oxidizing bacteria thriving at Loihi’s base some 2900 metres below the surface and far from the hydrothermal vents on its summit where they were previously only thought to exist.
University of Hawaii scientists are still analyzing data from a 2014 robotic mission to Lōʻihi, undertaken in part to better understand the strange mats of creatures. Scientists think these bacteria could play an important role in balancing ocean chemistry, and might be responsible for some unexplained geological formations on Earth. Indicators of the presence of bacteria could also be used in future searches for life beyond the Earth.
Source : West Hawaii Today.

Loihi 2

Situation géographique de Lōʻihi  (Source: USGS)

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.